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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 07:29

Au beau milieu d’une agglomération de plus de deux millions d’habitants, Grandville Island offre une atmosphère incomparable et étonnante. Il s’agit d’un amalgame de vieux bâtiments de tôle, d’anciennes usines poussiéreuses et rouillées, ressuscitées et transformées en marché public, école d’art, magasins, restaurants, théâtres, galeries, ateliers, quelques logements et autres lieux alternatifs. L’album de photos No 16 vous permettra d’en faire la visite à une période de l’année bien plus calme et sereine qu’en été, quand l’affluence des touristes et habitués rend parfois plus difficile une balade de curieux.

A l’origine, il y a seulement une centaine d’années, ce site d’une quinzaine d’hectares, avait été baptisé « Industrial Island », en raison de sa première vocation industrielle. Il en reste d’ailleurs quelques vestiges, comme la cimenterie « Ocean Construction Ltd », encore en activité depuis plus de quatre-vingt ans et que vous pourrez voir sur les photos. Vous noterez au passage sa devise pour faire accepter, peut-être, les quelques nuisances en raison de sa présence et du trafic occasionné par ses camions au design redoutable. Après de nombreuses années d’activité industrielle, avec des hauts et des bas, cet emplacement a donc commencé à dépérir avec l’évolution des transports, les camions ayant remplacé les barges et les trains. En outre comme le feu détruisait usine après usine, les propriétaires ont déserté les lieux pour construire ailleurs leurs bâtiments, sur des terrains meilleurs marché et plus accessibles. En 1970 un projet de réaménagement fut alors adopté et réalisé grâce à la persévérance de plusieurs visionnaires. Ainsi le rêve de créer une oasis urbaine unique en son genre est devenu réalité et continue aujourd’hui d’évoluer de manière intéressante. Son nom actuel est celui du pont, majestueux et protecteur, qui domine le site.

On peut se rendre à Granville Island en voiture, par les transports publics ou encore, plus agréablement, par de petits bateaux ou « aquabus » qui font la navette de façon régulière et qui permettent également d’avoir une vue intéressante sur le port de plaisance et de pêche, ainsi que le chantier naval. Une fois sur place le marché public vous invite pour une petite visite qui se finit toujours par quelques emplettes de fruits, légumes ou poissons de première fraîcheur. En sortant vous longerez l’une des ruelles abritant de nombreuses galeries, comme celle où Geneviève a exposé ses colliers (photo 13) et autres magasins. Ensuite, après avoir passé devant le magnifique magasin de jouets et la brasserie artisanale, vous déboucherez au détour d’un passage, donnant sur quelques ateliers d’artisans, sur le petit village lacustre aux maisons multicolores. La visite des galeries peut prendre plusieurs jours, sans oublier de passer par l’institut d’art « Emily Carr » du nom de cette grande artiste canadienne qui vivait au début du siècle dernier. Enfin quelque soit la saison ou le temps vous aurez toujours le loisir d’entendre ou voir avec plaisir des artistes de rue qui animent les lieux. Avant de quitter cet endroit agréable vous aurez pris encore une bière dans la brasserie locale que vous pouvez aussi visiter et dégusté d’appétissantes gourmandises dans l’une ou l’autre des échoppes bigarrées et accueillantes.

Le prochain article sera consacré aux « Totem Poles » de Stanley Park, ce qui me permettra aussi d’évoquer la culture native, un peu trop oubliée dans cette ville, comme dans les autres grandes localités du pays, sans oublier une petite parenthèse pour commenter brièvement le résultat des élections.
Bye…

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