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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 06:37

Tuktoyaktuk la sentinelle et Inuvik sont les deux localités les plus au nord de la planète. Chaque hiver, pour atteindre Tuk, une route de glace spectaculaire est ouverte de janvier à mi avril. Le reste du temps on ne peut se rendre dans ce village qu’en avion. Cette année le tracé, effectué par les services des routes, compte 185 km. L’épaisseur de la glace varie entre 2 à 4 mètres sur le fleuve et delta du Mackenzie, ainsi que sur la mer de Beaufort, avant d’atteindre notre destination. Pour cette saison la limitation de poids a été arrêtée à 50 tonnes ! Généralement cette voie se matérialise durant le mois de décembre, lorsque les températures descendent jusqu’à moins 50 degrés, permettant alors de constituer une épaisseur de glace suffisante, directement reliée et solidaire aux berges du fleuve et au continent.

Ce mardi 11 avril, je prend place dans la jeep, conduite avec beaucoup d’habileté et de maitrise par Judi, mon hôtesse et guide. Nous précédons un autre visiteur, Ian, un anglais, qui suit des cours de formation de manager d’activités outdoors à Atlin et envisage de créer sa propre compagnie dans le Yukon. Le temps est un peu couvert et la température doit atteindre moins 20 degrés environ. Le départ est assez impressionnant en raison du jour blanc, qui contraint mon accompagnatrice à deviner la route, plus qu'elle ne la suit. Pour ma part ce spectacle me fascine et j’ai l’impression d’être dans un rêve, qui va d’ailleurs se poursuivre toute la journée, comme vous pourrez le constater en partie sur les photos de l’album No 26. Conduire sur une telle route demande tout de même une attention assez soutenue, même si cela ne semble pas trop difficile au premier abord. Etant donné que les pneus ne sont pas équipés de clous, ni de chaines, pour ne pas abimer le revêtement, un coup de frein ou de volant un peu brusque peut très vite devenir problématique, comme la testera Ian. En effet lors d’un arrêt pour prendre quelques photos, il fait un écart et nous dépasse en tourbillonnant sur la glace, alors qu’un énorme chasse neige arrive en face. Ce dernier, qui ne peut pas non plus freiner, a la présence d’esprit de changer de direction suffisamment rapidement, en traversant la route, pour éviter la voiture de Ian - qui en a été pour quelques bonnes palpitations- et la nôtre par la même occasion.

Après 80 km approximativement, ayant croisé seulement un ou deux autres véhicules, nous rencontrons un groupe de trois voyageurs en motoneiges, arrêtés sur le bord de la route. Judi stoppe également pour leur demander si tout est ok et engage la conversation avec l’un d’eux, Sami. Ce dernier lui explique brièvement qu’il est accompagné d’Henrick, un gardien de troupeau de rennes et de Barbara, une alerte vétérinaire québécoise septuagénaire, qui conduit son propre motoneige pour aller observer les animaux. Sami nous propose alors de nous conduire à l’endroit où se trouve le troupeau, ce que Judi accepte avec beaucoup d’enthousiasme et le mien en plus. Ainsi après avoir emprunté le motoneige de Barbara, qui se réchauffera un moment dans la jeep, nous embarquons Ian et moi derrière Sami et Henrick pour effectuer quelques kilomètres seulement, depuis le bord du fleuve gelé et déboucher sur un petit plateau, où plus de 2000 rennes sont rassemblés en pleine et totale liberté, essayant de découvrir sur le sol quelques arbustes à grignoter. Contrairement à leurs cousins, les caribous, qui sont presque sans arrêt en mouvement, parcourant de longues distances en une journée, les rennes demeurent plus longtemps au même endroit, se déplaçant seulement sur quelques kilomètres, ce qui permet au gardien de les suivre et orienter leur direction en motoneige. Le spectacle est saisissant, exceptionnel et grandiose. Nous parvenons à les approcher à une vingtaine de mètres pour les contempler. Nous bénéficions également de quelques commentaires intéressants et découvrons un peu à l’écart la carcasse d’une bête qui a été récemment tuée par des loups, ces derniers ne l’ayant curieusement que dévorée partiellement. Après ces instants magiques, nous retournons récupérer nos véhicules et quittons avec quelque regret ce groupe sympathique pour poursuivre notre route.

 

Plus nous approchons de la mer de Beaufort, plus le temps devient ensoleillé et la luminosité éclatante. La glace sur la route est encore plus nette et transparente. Nous nous arrêtons pour en admirer les profondeurs mystérieuses aux motifs abstraits. Lorsque nous  pénétrons sur la mer, le regard se perd alors aux limites imaginaires de ces horizons majestueux et enivrants. Nous nous promenons sur cet élément figé aux clapotements muets et immaculés, que nos pas réveillent en crissant de plaisir, contribuant ainsi à poursuivre ces instants d’ivresse et d’étourdissement. Ces étendues et paysages exceptionnels sont bouleversants et nous atteignent au tréfonds de notre être, tout entier abandonné à une contemplation mystique, procurant l’illusion que le temps s’est arrêté. Pour Judi, qui vit ces instants pour la ixième fois, c’est un plaisir renouvelé. Son enthousiasme me touche beaucoup et je comprend mieux les motifs qui peuvent attirer des gens, venus de pays si différents, pour vivre dans ces contrées aussi éloignées et extrêmes.

 

Nous atteignons finalement Tuktoyaktuk et retrouvons la terre ferme, recouverte de ce magnifique tapis blanc qui fait ressortir avec le soleil les couleurs vives des maisons. Nous déambulons dans ces rues dégagées et offertes pour contempler cette localité que je vous laisse découvrir sur les photos. Nous observons également les pingos qui fleurissent dans la région. « Les pingos sont des buttes coniques à noyau de glace qui atteignent 50 m de hauteur et plus de 300 m de diamètre. En général, les pingos occupent d'anciens bassins lacustres ou chenaux fluviatiles. Selon la topographie du fond du lac ou du lit du chenal, il peut se former plus d'un pingo dans un seul bassin. La plupart des pingos de la région sont situés dans les zones littorales de la mer de Beaufort qui sont composées de sable et de silt du Pléistocène, à l'est du delta actuel du Mackenzie. C'est là qu'ils sont les plus nombreux dans le monde. » (texte tiré du site consacré aux ressources naturelles du Canada.)

Puis il faut nous en retourner car la route est encore longue. Nous aurons encore le bonheur d’admirer un renard perdu dans cette immensité à la recherche d’un refuge et de quelque nourriture. Lorsque nous approchons d’Inuvik le temps est à nouveau couvert. Cependant le soleil, en transparence, est encore haut dans ce ciel magique aux mystérieuses aurores boréales.

A bientôt pour le prochain et dernier article de cette visite dans le Grand Nord.

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 05:53
Le Muskrat Jamboree a lieu chaque année à Inuvik et ensuite dans les différentes localités avoisinantes, comme Aklavit et Tuktoyaktuk. C’est l’occasion pour les autochtones, après un assez long hiver, de se rencontrer et participer à des joutes sportives et autres animations culturelles. Les festivités ont lieu essentiellement sur le site du fleuve Mackenzie, qui complètement saisi par la glace et la neige, offre une aire assez vaste pour y exercer toutes les activités, du lancé de harpon, à la course folle des motoneiges, en passant par le chien de traîneau, la compétition de raquettes et les jeux pour les enfants. Cet événement qui s’étale sur quatre jours comprend également un plantureux repas communautaire à l’ouverture, ainsi que des démonstrations et concours de danse dans le centre récréatif, où se trouve une superbe piscine avec des palmiers et des cocotiers !

Lorsque j’arrive au bord du fleuve, je rencontre Isabelle et Eric, ainsi que d’autres québécois qui s’affairent à monter une tente pour la cabane à sucre, une ancienne tradition qui consiste, vers la fin de l’hiver, quand les érables commencent à saigner, à fabriquer le sucre d’érable, qui est ensuite étendu en fines lamelles sur de la neige fraiche, pour en faire de délicieuses sucettes, un vrai bonheur pour petits et grands. Comme ils semblent être un peu en retard sur le programme, je me propose de les aider, ce qui me permet de mieux faire connaissance de ces gens qui ont choisi de vivre dans cette contrée particulière, mais si passionnante et envoûtante pour ceux qui savent apprécier la véritable nature sauvage du Gd Nord et ses conditions extrêmes. Une fois la tente dressée, après quelques péripéties pour en définir la conception finale, je vais me fondre dans cette petite communauté sympathique pour assister aux différentes activités. Je suis fasciné par ces visages si différents entre les Inuvialuts et les Gwich’in, les premiers ayant une face assez ronde, un nez épaté, alors que les seconds sont plus profilés avec des traits assez prononcés. La température est encore très acceptable pour l’endroit, se situant autour des moins 15 degrés avec un soleil radieux et généreux. Pour le surplus je vous laisse découvrir les photos des deux albums Nos 24 et 25 qui se passent de tout commentaire, si ce n’est que la course des motoneiges fut spectaculaire et décoiffante.

Le dimanche matin je me rend à la messe dans cette étrange église en forme d’igloo, bâtie en 1958 par deux missionnaires, qui ont fait preuve d’une ingéniosité remarquable pour résoudre la problématique de la présence du pergélisol. Ce bâtiment est en effet entouré d’une enveloppe en forme de coquille qui permet tout simplement de l’entourer d’une zone de froid récupérant la chaleur en l’évacuant par le dôme, évitant ainsi que la partie creusée dans le sol ne se réchauffe et fasse fondre une partie du pergélisol. Après l’office, je retourne à la fête pour déguster une excellente soupe de caribou, ainsi qu’un steak avec un donut, genre petit pain esquimau. Puis la manifestation va se poursuivre avec différentes activités que je vous laisse encore découvrir sur les photos, dont la fameuse course de traîneau toboggan et le « bush skills event » ou l’art de préparer un feu sans papier et cuire un bannock accompagné de thé.

Je reviens ensuite à mon hôtel pour me rendre au B+B Arctic Chalet pour la seconde partie de mon séjour. Avant de partir pour ce lieu un peu à l’écart je croise quelques jeunes, à l’attitude caractéristique du partage de joints, signe que cette localité, même éloignée des turbulences des grandes villes, est bien contemporaine avec les problèmes lancinants de drogue et d’alcool. Au Bead and Breakfast, je fais la connaissance de Judi, d’origine bernoise, qui organise et anime ce lieu sympathique avec son époux au prénom norvégien typique d’Olav. Nous nous organisons pour la journée du lendemain qui me conduira, avec elle comme guide, à Tuktoyaktuk par la route de glace, où de très belles surprises nous attendent dans cette nature spectaculaire. Pour prendre patience je vous propose une balade avec les deux derniers albums de photos et me réjouis de vous retrouver. A tout bientôt…

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 06:27

Partir dans le Gd Nord avec seulement quelques vagues projets sur place est l'état d'esprit dans lequel j'ai décidé de faire ce déplacement en solitaire, concrétisant également une envie profonde et pour une fois, sans me poser trop de questions. Ce voyage a été une réussite totale et je me propose de vous en donner un aperçu en plusieurs épisodes : "Inuvik la nouvelle cité du nord", "la fête du Muskrat", "Tuktoyaktuk la sentinelle" et enfin "Arctic Chalet".

Je vais quitter Vancouver le 6 avril au matin pour gagner Whitehorse en avion et y passer une nuit. La température dans cette dernière localité est déjà bien remontée par rapport à notre précédent séjour, il y a un mois et la débâcle a déjà commencé sur le fleuve Yukon. Le lendemain matin j'embarque dans un bimoteur, un Hawker de 1967, qui fera escale à Dawson City et Old Crow avant d'atteindre Inuvik, ma destination, à environ 3'800 km de Vancouver. Les aérodromes où nous atterrissons semblent sortir d'une bande dessinée et nous nous réfugions à chaque fois, sans formalité ou contrôle particulier, à l'intérieur des bâtiments en bois pour nous réchauffer, pendant que les deux pilotes s'occupent eux-mêmes de la maintenance et du plein de carburant de l'appareil. Après Dawson City le spectacle est grandiose, nous survolons tout d'abord une région de forêts boréales et lacs, pour dominer ensuite de superbes massifs de montagnes enneigés qui finalement laisseront la place à cette nature authentique du Gd Nord, constituée de vastes plaines, criblées de cours d'eau, lacs et fleuves gelés. A l'escale d'Old Crow, je fais la connaissance d'Isabelle, une jeune québécoise, vivant à Montréal et qui vient rendre visite à son ami Eric, enseignant à Inuvik, où nous atterrissons après quatre heures de vol environ. Eric me véhicule également et nous fait faire un petit tour de ville avant de me poser à l'hôtel pour la première étape de mon séjour. Cette localité, qui compte 3'500 habitants environ, est située dans les Territoires du Nord Ouest (NWT), à l'est du Yukon, au dessus de la Colombie Britannique, de l'Alberta et du Saskatchewan. Cette région a une superficie de 1'346'106 km2 et compte une population de 43'000 habitants, ce qui représente une densité de 0,03 hab au km2, comparativement aux 41'285 km2 et 7'455'000 d'habitants, soit une densité de 181 hab au km2, pour notre bonne vieille Helvétie. Inuvik est à 2 degrés au dessus du cercle arctique et 10 degrés est plus loin que Vancouver, située sur le fleuve et delta du Mackenzie. La région forme un vaste plateau de forêts boréales, aux arbres de dimension réduite, qui rejoint les montagnes du Richardson. De fin juin jusqu'en août cette contrée compte 56 jours de soleil 24 heures sur 24 et en décembre de 30 jours de nuit complète. Quant à la température elle peut atteindre + 30 degrés en juillet et -55 en janvier. C'est en 1950 que le gouvernement du Canada a décidé de bâtir Inuvik, pour remplacer Aklavik, distante de 60 km, atteignable par la route en hiver seulement, trop exposée aux inondations en été, alors que la nouvelle cité se trouve à la fin de la Dempster Highway, qui débute un peu avant Dawson City, située à environ 750 km. Les premières constructions datent donc de 1954. Pour autant Aklavik n'a pas été abandonnée par les autochtones, qui ont tout simplement refusé de partir, contraignant ainsi Ottawa à maintenir cette ancienne localité en continuant à financer toutes les infrastructures publiques.

Après quelques courses au supermarché et une première impression de cette localité, je m'engage sur un sentier tracé par les motoneiges, qui me conduit dans une clairière et un peu plus loin au bord d'un petit lac que je traverse pour suivre la rivière, qui va se jeter dans le fleuve Mackenzie, que j'emprunte pour rejoindre le port. C'est assez impressionnant de pouvoir ainsi marcher sur ces cours d'eau entièrement saisis par le froid sur une épaisseur de glace qui varie entre 2 à 4 mètres. La température est encore clémente, moins 15 degrés seulement avec un soleil très agréable qui ne se couchera qu'à 22h 30. Je fais également un saut au Family Center pour assister à l'ouverture du Muskrat Jamboree 2006, une fête locale qui va durer trois jours et qui me permettra de découvrir les deux communautés autochtones, les Inuvialuits qui sont des inuits de l'ouest de l'arctique et les Gwich'in, de culture athapascane, nommés aussi loucheux et kutchin indians par les premiers trappeurs. Ils se partagent la région par deux traités, les premiers au nord et les second au sud et parlent deux langues très différentes. Bon nombre d'habitants vivent encore de manière traditionnelle ainsi que de la pêche et de la chasse, pour se nourrir, se vêtir et fabriquer des objets utiles ou de décoration. Ces deux peuples constituent les deux tiers des habitants, l'autre tiers étant représenté par des gens venus de l'extérieur pour vivre également dans cette région. Les gisements de pétrole et gaz constituent la principale et importante activité de cette contrée et c'est aussi un point stratégique pour permettre au Canada d'avoir un contrôle sur l'Océan Arctique, également convoité par les russes, les américains et les danois pour les ressources naturelles. Plusieurs projets de transport de ces énergies, soit par d'énormes tankers qui rejoindraient la côte est par le nord et/ou la construction d'un pipe line à travers la vallée du Mackenzie, sont actuellement en discussion et passablement controversés pour des raisons écologiques évidentes, en raison des dangers de pollution en cas de catastrophe, ou également pour la faune et les migrations de caribous du fait de la présence de la route le long du pipe line.

Inuvik est une cité construite sur le pergélisol, ce qui implique des techniques particulières de construction pour éviter que la chaleur du bâtiment ne réchauffe le sous sol, ce qui pourrait entraîner de fâcheuses conséquences sur la stabilité des édifices. Par ailleurs toutes les canalisations sont construites hors sol, formant un réseau apparent, que vous pourrez apercevoir sur quelques photos, sur lequel il est ainsi assez aisé d'intervenir en cas de problème. La ville est alimentée en électricité par deux énormes générateurs qui fonctionnent en permanence, alimentés par le fuel. La rue principale rassemble tous les commerces, administrations, l'église en forme d'igloo, ainsi que la librairie où j'ai passé un moment pour consulter certains documents et ouvrages et observer encore les gens qui la fréquentaient, jeunes et plus âgés.
Enfin je profite encore de cette première soirée pour assister à un magnifique couché de soleil avant de regagner mon hôtel. Il est presque 23h et il fait encore jour.

Pour les photos, voir l'album No 23. Le prochain article sera consacré à la fête du Muskrat pour mieux approcher les gens de ce pays aussi extrême et étonnant.

 

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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 02:52

Nous souhaitons vous faire connaître deux artistes, dont les oeuvres et démarches sont intéressantes et représentatives de l'art canadien récent et contemporain.

Bill Reid; photo : Stephen Alsford; MCC D2004-18412 Bill REID (1920-1998) Né d'un père Américain et d'une mère issue de la Nation Haïda, groupe autochtone du Pacifique Nord (aux îles de la Reine Charlotte), il découvre ses origines amérindiennes à l'adolescence et à l'aube de ses trente ans, il entreprendra de faire renaître la tradition artistique haïda. Claude Lévi-Strauss a écrit à son sujet : « Nous devons à Bill Reid, artiste incomparable, d'avoir entretenu et ranimé une flamme près de s'éteindre. Ce n'est pas tout; car Bill Reid a suscité par son exemple et par ses enseignements une prodigieuse floraison artistique, dont les dessinateurs, les sculpteurs et les orfèvres indiens de la Colombie-Britannique offrent aujourd'hui le spectacle à nos yeux émerveillés. »

Les quelques photos, empruntées au site en mémoire de l'artiste et celles prises récemment à l'aéroport de Vancouver vous permettront un premier regard sur ses oeuvres, dont  le fameux corbeau du musée d'anthropologie de Vancouver (cf photo article du 5 février). Nous avons eu aussi le privilège de passer une soirée chez des amis avec sa veuve, Martine, archéologue passionnante.

Tambour Haïda Gwaii Museum    Epaulard en argent (1972)

Dessin de la façade d'une maison Haïda Gwaii Museum

Phyllidula 1985
    
                           












Spirit of Haida Gwaii, The Jade Canoe (Bronze 6.05m/3.89)
Aéroport de Vancouver



Bill REID a écrit : «On ne pourra jamais comprendre l'art, il faut le regarder comme une forme de magie de toutes les activités humaines la plus profonde et la plus mystérieuse. Cette magie, cette profondeur, ce mystère atteignent leur point le plus extrème dans l'art de Côte Nord-Ouest, expression unique d'un peuple sans écriture, ne ressemblant à aucun autre art, sinon peut-être à la calligraphie dans ses formes les plus sophistiquées.



L'autre artiste expose actuellement à la Vancouver Art Gallery, après New-York et prochainement Montréal.                                                          

Brian Jungen

Brian JUNGEN, 35 ans, de père suisse et de mère originaire de la Nation Dunne-Za, chasseurs nomades qui ont occupé la région depuis plus de 10'000 ans, propose des masques et emblèmes de la côte Nord Ouest, confectionnés avec des éléments découpés dans des chaussures de sport à la marque bien connue, en lieu et place du cèdre. Vous pouvez en juger par vous-même avec les photos qui suivent. Il ne faut cependant pas réduire cet artiste uniquement à son expression visuelle, mais se pencher sur l'aspect conceptuel de son art comme le montre le troisième cliché de ce squelette de baleine fait avec des éléments de chaises en plastic.

Brian Jungen, Prototype for New Understanding, Ansicht, Secession  

 

Brian Jungen, Untitled, Secession


A bientôt après Inuvik....

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 01:39

(Suite article du 16 mars) Le matin du troisième jour, selon le même rituel, nous allons nourrir les chiens avant de prendre notre breakfast, toujours aussi copieux. Nous préparons ensuite nos effets personnels, sacs de couchage, matériel et embarquons la nourriture pour trois jours, préparée par notre guide Pierre pour nous et les trente et un chiens participant à l'expédition. La charge est répartie sur les cinq traîneaux ainsi que le skidoo (motoneige), conduit par Guillaume, un jeune québécois sympathique et enthousiaste, qui assiste notre guide. Une fois les attelages prêts, nous quittons Sky Valley Ranch pour Fish Lake que nous longeons sur environ 9 km, avant de nous engager sur un sentier forestier, pour une montée qui nous fait transpirer, malgré la température. Une fois au sommet de la colline nous avons une vue magistrale sur le lac et apercevons encore quelques envols de perdrix blanches, dont l'un est suivi par les chiens de l'attelage de Geneviève, qui sont vite rappelés à l'ordre en anglais-genevois autoritaire. Un peu plus loin nous débouchons sur un vaste plateau désertique et immaculé où nous faisons une halte casse-croûte par -35 degrés, un peu de vent et un soleil voilé. Guillaume a poursuivi sa route avec le skidoo pour aller préparer la cabane et allumer le feu, élément essentiel par ces frimas.

Après quelques kilomètres nous entamons la descente ! Avec le vent et l'accumulation de neige par endroits, la piste n'est pas très aisée, passages en dévers notamment et c'est une véritable hécatombe. Geneviève, qui suit toujours le sled du guide, cupesse et perd une de ses bottes, les deux australiennes, dans un élan tétanique, mordent la neige à plusieurs reprises. Les chiens font ce qu'ils peuvent pour que cela ne devienne pas la Bérézina, due à notre manque d'expérience et un peu de trouille à certains moments. De mon côté, le jeune Tucker, six mois, qui fait ses débuts attelé avec le chien de tête, entraîne toute la meute pour couper, quelques mètres avant, un virage en épingle à cheveux. Je tente désespérément d'improviser une manoeuvre originale, sans succès et fini par lâcher le traîneau qui rejoint très rapidement les chiens en leur bottant les fesses, ce qu'ils apprécient que très modérément. Pierre vole à notre secours pour défaire les noeuds et libérer les chiens. Il descend le sled un peu plus loin et le plante dans le neige fraiche en contrebas, invoquant silencieusement, les bras levés au ciel, tous les dieux du Yukon et de l'Alaska réunis pour l'occasion. Nous poursuivons ainsi cahin-caha notre route, chutant encore de ci de là. Entre-temps Guillaume, inquiet de ne pas nous voir arriver, nous a rejoint pour donner la main et nous permettre ainsi d'arriver à la cabane de Coal Lake en bonnes conditions, après 25 km dans cette nature sauvage, surprenante et envoutante que nous contemplons tout de même dans les moments moins stressants.

La cabane est merveilleusement située dans une petite combe, à l'abris du vent. Construite en 1974, elle se compose d'une seule pièce de 20 m2 environ, où nous allons vivre, manger, dormir et bavarder pendant trois jours. A noter que pour le bavardage, Geneviève s'est révélée très rapidement championne toute catégorie, sa limite se situant à -30 degrés. Guillaume logera quant à lui dans une autre petite cabane située à proximité. L'intérieur de notre logis comporte l'essentiel et tout plein d'objets hétéroclites accumulés au fil des ans. Le fourneau, qu'il faut charger toutes les deux heures environ est l'élément principal et le plus précieux puisqu'il servira à nous chauffer et à cuisiner. C'est la véritable cabane de trappeur, authentique et illustre, puisqu'elle aurait servi de cadre pour le film « le dernier trappeur » lorsque le héros rencontre le vieil homme dans sa cabane. D'autres scènes du film ont également été tournées dans la région que nous parcourons. Le soir nous partagerons le repas préparé par Pierre et Guillaume, au menu, de magnifiques entrecôtes aux champignons, légumes et riz. Quant aux chiens, après une pétition rapidement écartée par un repas de croquettes et soupe énergisante, ils ont été installés aux alentours de la cabane où ils dormiront à la belle étoile. La première nuit sera paisible et étoilée, annonçant un très belle journée.

Le lendemain, avec une température de seulement -27 degrés et un soleil resplendissant qui nous accompagnera toute la journée, nous allons effectuer une nouvelle étape de 25 km pour rejoindre Coal Lake, où nous ferons halte pour un sympathique pique nique et une tentative de percer la glace du lac pour pêcher. Malheureusement les lames de la tarière n'étant pas au point, nous ne pourrons pas poursuivre ce projet. Nous profitons alors du feu réconfortant, qui nous permet de réchauffer nos sandwichs pour éviter qu'ils craquent trop sous la dent, tout en continuant à admirer un paysage extrême, saisissant, fascinant et émouvant pour nous. Avec le soleil la température est remontée à -15 degrés. Quant à la conduite de nos traîneaux, quelques nouveaux dévers et pentes nous auront permis de poursuivre nos « lancés » de sleds que Guillaume, qui nous suit avec le skidoo, tentera d'arrêter en nous aidant à nous relever parfois dans certaines situations inconfortables. Nous rejoignons la cabane en fin de journée, après une magnifique course et les yeux remplis d'images scintillantes et féériques. Les chiens sont heureux d'arriver et après les avoir libérés de leur harnais, remerciés de leurs efforts par force caresses et laissés récupérer, nous leur donnons à manger. Ces chiens, qui sont la fierté de Pierre, demandent beaucoup de soins et d'affection. Au menu du repas du soir spaghettis, sauce bolognaise, de l'énergie pour la prochaine journée.

Après une seconde nuit nous reprenons la route en direction d'Alligator Lake. La température est toujours aussi fraîche et le ciel voilé par une légère couche de cristaux et quelques nuages élevés. Le vent s'est levé, ce qui va encore rendre assez problématique notre progression. Pour ma part je vais râler sec toute la journée car je me retrouve derrière les deux australiennes qui n'arrêtent pas de faire des plongeons plus ou moins acrobatiques, ce qui me demande passablement d'efforts pour éviter des collisions. Du coup mes courbatures sont au paroxysme, mon dos commence à trouver la plaisanterie un peu raide et je continue à goûter régulièrement la bonne neige du Yukon. Cette course nous aura aussi permis de découvrir un autre paysage de collines et marais toujours aussi captivant et mirifique. Nous passerons notre dernière soirée avec un repas composé de côtes de porc succulentes accompagnées de purée, légumes et beurre magné apprêté par Geneviève.

Le matin de notre dernier jour nous préparons nos affaires pour le retour. Pierre, notre guide avisé, compétent et en communion permanente avec cette nature sauvage envoûtante, est un peu inquiet en raison du vent qui souffle sur les hauteurs. Cependant tout se déroule pas trop mal, on commence en effet à mieux maîtriser notre attelage et à garder l'équilibre dans les passages délicats. Geneviève quant à elle devient un véritable musher et sera bonne pour la prochaine course de la Yukon Quest de 1'000 km ! Nous reprenons le même itinéraire qu'à l'aller, toujours émerveillés par ces paysages exceptionnels et exaltants et rejoignons la première cabane où un casse croûte réconfortant nous attend. Ensuite nous rassemblons nos affaires, rendons nos effets polaires, prenons congé de Pierre et Guillaume et allons dire au revoir à nos chiens avant d'être transférés dans un petit hôtel de Whitehorse pour une douche bien venue et une nuit dans un bon lit, avant notre retour à Vancouver par l'avion d'Air North.

Ces 160 km environ auront été assez éprouvant physiquement, ce type de dog sledding étant considéré, paraît-il, comme un sport extrême. Cependant cette expérience passionnante aura également contribué à nous remettre la tronche en place. Nous en retirerons en effet une belle leçon de vie. Nous sommes tous tirés dans notre existence par un attelage propulsé, à l'image des chiens, par la Force de Vie. Souvent, alors que nous pensons que notre traîneau va se renverser, il se remet tout seul en place et dans la bonne direction, tiré inexorablement par cette force. Parfois et même assez souvent il faut savoir éviter, ce qui n'est pas toujours aisé et le cas, les branches d'arbres et autres obstacles, se pencher, regarder dans la bonne direction, faire attention aux plaques de glace, à certains dévers, à la neige épaisse et aussi marcher ou courir à côté du traîneau, dans les montées, pour l'aider à avancer et poursuivre sa route. Avec le temps et les erreurs, il prend alors quelques coups, marques et blessures, signes que la Vie est passée par là et non l'ennui, qui lui ne laisse aucune trace. Sachons donc avoir confiance en notre attelage et soyons aussi reconnaissant et tendre avec cette énergie qui nous propulse, même si ce n'est pas tous les jours facile.

Merci pour votre patience et allez maintenant jeter un coup d'oeil à l'album de photos No 22 «  La cabane du trappeur ».

A bientôt...

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 23:51

Vivre pendant une semaine en pleine nature sauvage avec la température entre -20 et -40 degrés, en cas de blizzard, c'est pas très chaud, comme disent les yukonais !


C'est ainsi que le 8 mars nous retrouvons Whitehorse dans le Yukon avec un avion de la compagnie Air North. Ce vol régional à plus de deux heures de Vancouver reflète un peu l'ambiance du train Genève La Chaud-de-Fond en hiver ! Nous sommes accueillis par un représentant de l'organisation Sky High, qui nous conduit dans un magasin spécialisé pour quelques achats stratégiques, tels que lampe frontale, cagoule et petits gants de travail jetables pour s'occuper des chiens. Nous nous dirigeons ensuite vers la première cabane à Sky Valley Ranch à environ 20 km de Whitehorse. A notre arrivée nous prenons possession de notre équipement pour le froid, veste polaire, pantalon et bottes, du matériel bien plus efficace que nos anoraks de ski en gortex. Puis nous faisons la connaissance de notre guide musher québécois, Pierre Fournier, 43 ans, installé au Yukon depuis une quinzaine d'années, qui nous initie au matériel et nous apprend quelques rudiments essentiels pour se familiariser avec le traîneau et s'occuper des chiens (il en possède une cinquantaine) à qui nous donnons également à manger. Le soir nous prenons le repas avec d'autres convives et commençons rapidement à nous habituer à vivre en cabane, sans eau courante, ni électricité et avec les wc à l'extérieur. Notre équipe pour ce séjour est encore composée de deux jeunes australiennes, Sian et Loretta.

Le lendemain matin après avoir donné tout d'abord à manger aux chiens, nous prenons un plantureux petit déjeuner avant de préparer nos attelages de cinq chiens, pour une première randonnée d'environ 38 km. Une fois prêts c'est un véritable concert d'aboiements enthousiastes, qui recommencera avant chaque départ pour manifester le plaisir d'une nouvelle course dans cette nature grandiose. Nos premiers kilomètres ne sont pas trop difficiles, nous longeons Fish Lake, sur environ 15 kilomètres, avant de nous engager sur un sentier forestier où la conduite devient très vite un peu plus chaotique et sportive. Il faut en effet apprendre à négocier les virages avec le poids du corps, les bras, sans lacher le guidon  du traîneau, manier le tapis et le levier de frein, éviter les branches d'arbres, arrêter les chiens au bon moment et immobiliser tout l'attelage à l'aide d'un gros crochet qu'il faut planter dans la neige comme une ancre. Le paysage que nous découvrons est splendide, fascinant et nous rappelle nos randonnées de l'été. Nous faisons une halte casse croûte autour d'un feu et reprenons le chemin du retour. Avec cette première promenade, nous commençons à nous habituer assez rapidement aux chiens, au traîneau, à notre équipement, ainsi qu'à la température. Arrivés au Ranch nous nous occupons à nouveau de nos chiens en les libérant de leur harnais et les ramenant à leur propre emplacement, avant de leur servir le second repas de la journée, une heure plus tard, pour leur permettre de récupérer.

Au matin de notre deuxième journée nous ressentons déjà quelques courbatures naturelles, très vite oubliées, car il faut reprendre le même rythme que la veille, préparer les affaires à embarquer (boisson, nourriture, allumettes, métane etc), s'occuper des chiens et les préparer à une nouvelle étape de 40 km. Nous commençons à longer Fish Lake un court instant pour nous engager ensuite sur une colline. Le paysage est spectaculaire et assistons à plusieurs reprises à des envols de willow ptarmigan (lagopèdes) des perdrix des neige qui revêtent en hiver un magnifique plumage blanc immaculé avec le bout de queue noire, alors qu'elles sont de la couleur des feuillages dès la fin du printemps jusqu'en automne. Après une petite montée, pas trop difficile et un arrêt pique-nique, le temps aussi d'admirer deux aigles déjà de retour sur un nid, qui subsiste à la même place depuis plus de dix ans, nous nous engageons sur une descente qui nous apprend à mieux maitriser notre attelage. La vitesse des chiens peut atteindre 15 km/h même en descente. Aussi il est important de contrôler notre allure pour éviter que le traîneau ne rattrape les chiens, ce qui peut les stresser passablement, craignant de le recevoir sur eux. Ce qui est aussi impressionnant c'est de voir qu'ils sont également capables de faire leurs besoins naturels en pleine course, ce qui ne doit pas être très agréable pour eux, cependant ils s'en sortent très bien. Nous pénétrons ensuite dans une région de petits lacs, dont nous en traversons deux, Louise Lake et Jackson Lake, pour déboucher ensuite sur un large boulevard, ce qui me permet de prendre encore quelques photos avant de rejoindre notre camp de base pour une dernière nuit. Demain nous allons partir pour la cabane de Coal Lake, sans imaginer ce qui nous attend.  Les quelques 8o km parcourus en deux jours nous paraitront en effet bien confortables et pépères !

A suivre... En attendant vous pouvez également visionner l'album de photos No 21 "Dog sledding, l'initiation".

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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 07:52
Quel bonheur d’avoir eu la visite d’Elsa durant cette semaine. De toutes les excursions que nous avons faites avec elle, j’ai retenu celle de Capilano Bridge pour vous en donner un petit aperçu par quelques photos. C’est la plus ancienne attraction de Vancouver qui date de 1889. Il s’agit d’une passerelle située en pleine forêt humide qui serait la plus haute (70 mètres) et la plus longue (137 mètres) du monde ! Nous avons aussi joué aux écureuils en nous baladant aux sommets des arbres, cèdres et pins de Douglas, aux odeurs caractéristiques et enivrantes.
















































Ce mercredi 8 mars nous allons prendre à nouveau la direction du Yukon pour une semaine de dog sledding. Alors à bientôt...

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 05:26

Les Jeux olympiques d'hiver 2006 à Turin vont se terminer sur de très bons résultats pour la Suisse et le Canada, excepté le hockey masculin. "Calamity on ice" titrait un journal canadien après la défaite contre la Suisse. Les prochains jeux d'hiver auront lieu à Vancouver et Whistler en 2010. L'emblème sélectionné étant en relation avec le patrimoine autochtone, nous vous en donnons un aperçu avec quelques explications intéressantes, qui ont été données à ce sujet.



« Pendant des siècles, les peuples inuits de l'Arctique canadien ont édifié des structures de pierre appelées inuksuit, destinées à servir de points de repère aux voyageurs parcourant les vastes espaces du Grand Nord. Au fil des ans, l'inukshuk est devenu un symbole d'espoir et d'amitié, l'expression éternelle de l'hospitalité d'une nation qui accueille les peuples du monde entier à bras ouverts.

L'emblème des Jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver est l'interprétation contemporaine de l'inukshuk traditionnel. On observe ces structures rocheuses caractéristiques partout au Canada, au sommet des montagnes, en bordure de mer, et aussi bien dans les petites villes que dans les grandes cités. L'emblème porte le nom d'« Ilanaaq », qui signifie « ami » en inuit.

Ilanaaq transmet le message de bienvenue d'une nation façonnée par sa riche diversité culturelle et naturelle. Ses couleurs reflètent celles des paysages du Canada et de la région hôte : le bleu représente l'océan, le ciel et les montagnes côtières, le vert correspond aux forêts, le rouge à la feuille d'érable du drapeau canadien, tandis que l'or évoque les levers de soleil qui embrasent la silhouette de la ville et les sommets enneigés des montagnes, de Vancouver à Whistler.

À l'image des athlètes et des Jeux, la force d'Ilanaaq repose sur le travail d'équipe et la collaboration. Chaque pierre prend appui sur les autres et contribue au tout, mais c'est la cohésion de l'ensemble qui lui confère un équilibre immuable. Traditionnellement, les inuksuit étaient le fruit du travail d'un groupe oeuvrant dans un but commun en vue de léguer un héritage durable à la postérité.

L'emblème a été sélectionné par un jury d'experts internationaux parmi plus de 1600 propositions, dans le cadre du Concours de design de l'emblème olympique de Vancouver 2010. »


Et pour ceux que cela intéresse, vous pouvez vous référer au site officiel: www.vancouver2010.com, cité également en lien. Ces jeux seront-ils l'occasion d'apporter des améliorations sociales, économiques et environnementales durables ? Le comité d'organisation en a pris l'engagement en choisissant trois aspects: le rendement environnemental, la participation autochtone et l'inclusion des quartiers défavorisés. Vous pouvez  vous en faire une idée en consultant la rubrique "durabilité" du site.

Cet article est aussi l'occasion de tirer un très grand coup de chapeau au Maire de Vancouver, élu en novembre dernier. Sam SULLIVAN, 46 ans, est quadraplégique, en fauteuil roulant depuis l'âge de 19 ans, suite à un terrible accident de ski. Après une période de dépression profonde, il reprit goût à la vie et se passionna pour de nombreux projets. Titulaire d'un diplôme en business administration, il parle plusieurs langues, dont le cantonais. C'est à lui qu'il appartient de porter, selon la tradition, le drapeau olympique lors de la cérémonie de clotûre des jeux de Turin. Il le fera d'ailleurs lui-même après avoir adapté son fauteuil roulant pour la circonstance.


Rendez-vous dans quatre ans !!!

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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 06:45


Alors....... raconte.....c'était comment ?
Et bien, nous avons profité de notre séjour à Whistler pour déposer, au Centre Olympique des prochains jeux en 2010, une lettre de revendication, dont nous vous dévoilons en super scoop quelques extraits significatifs :



"Au nom et pour le compte de notre Génération, illustre et incomparable, nous formulons la présente requête.


Considérant en effet :

  • que nous avons fait la preuve de notre esprit sportif depuis 1968, en nous entraînant dans la rue ;
  • que nous sommes aussi capables de descendre à nouveau dans ladite rue pour faire autre chose que du shopping ;
  • que nous avons instauré dans le monde un esprit de compétition jusqu'ici inégalé ;
  • que nous sommes capables d'abattre des forêts jusqu'en Amazonie ;
  • que nous avons créé des entreprises de consommation assez puissantes pour nous sponsoriser aujourd'hui ;
  • que nous sommes capables de réchauffer le climat pour améliorer l'ambiance de nos cités ;
  • que nous avons fait des miracles en chirurgie esthétique et réussi à supprimer les cornes à nos vaches ;
  • que nous sommes des « peace makers » en puissance ;
  • que nous sommes encore craquants jusqu'aux rotules.


Par ces motifs
et tous autres à développer ultérieurement s'il y a lieu.

Nous exigeons de nos enfants, que cela leur plaise ou non, d'organiser des jeux olympiques d'hiver pour le troisième âge en 2013, au plus tard 2015, tous frais, débours, taxes et impôts à leur charge exclusive."

Yves et Geneviève












Vous pouvez aussi nous adresser vos remarques, encouragements ou autres arguments dans la rubrique "commentaire" du blog ou à l'adresse courriel ouverte pour cet évènement spécial: zyves48@yahoo.fr. Les meilleures  observations seront reprises dans un prochain article.



Tout ça pour vous dire que Whistler en hiver c'est absolument « GIGA » sur tous les plans. Nous avons fait un ski comme au cinéma. L'organisation est au top, les paysages grandioses, les pistes nombreuses et sans fin, des senteurs subtiles dans les forêts et un temps superbe. Le seul bémol pour Geneviève aura été la température de moins 20 degrés et le blizzard destabilisant dans les virages. Sans oublier qu'ici, lorsqu'on traverse les forêts, il faut skier en silence pour ne pas réveiller les ours qui hibernent.












Pour le reste vous pouvez aller jeter un coup d'oeil sur l'album de photos No 20 "Une semaine à Whistler".



A bientôt chers amis sportifs et portez-vous bien !

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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 07:15

Voici un article intéressant pour la sauvegarde d'un écosystème en Colombie Britannique, après plus de dix années de négociations, représentant un  territoire aussi vaste comme deux fois la Belgique.

Photo of Spirit Bear









   L'ours blanc des Rainforest, espèce assez rare, sera ainsi mieux protégé.

By JARED FERRIE
Metro Vancouver
Wednesday, February 8, 2006

British Columbia's "war in the woods" officially ended yesterday with the announcement of a historic agreement to protect a coastal area twice the size of Belgium. Merran Smith, of Forest Ethics, recalled the days of logging blockades, when environmentalists were warning that "hundreds of valleys" along B.C.'s central and northern coast were threatened by clear-cutting. Those same environmentalists are now heralding the plan as a model for other endangered ecosystems, including the Amazon.

"Today's announcement is British Columbia's gift to the world," said Smith. Ten years in the making, the plan was hammered out by representatives from groups including the forest industry, First Nations, environmentalists and the provincial government. "It's taken so long because we decided to do this from the ground up," said Premier Gordon Campbell, adding that the plan has already made international waves, grabbing headlines in the New York Times, the Washington Post and the Los Angeles Times yesterday.

Campbell praised representatives from the 25 coastal First Nations, who will play an integral role in managing the six-million hectare area, calling them "bridge builders to the future." While two million hectares will be off-limits to industry, the rest of the Great Bear Rainforest will be developed in an environmentally sustainable fashion, including limited forestry, mining and tourism.

Coastal First Nations executive director Art Sterritt said the agreement will open up business opportunities for aboriginal groups, while allowing them to maintain their traditional lifestyle. "This is about making our communities better places to live," said First Nations representative Dallas Smith. Western Forest Products CEO Reynold Hert welcomed First Nations participation, saying the plan will provide much needed "certainty" in the region, allowing for sustainable economic development. At the height of the conflict between environmentalists and logging companies, outlets including Home Depot and Ikea refused to sell products made of wood from B.C.'s old growth forests.

Photo of grizzly bear









   



A bientôt, dans l'attente de votre prochaine visite...

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