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10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00
These new albums refer to the text "Alasaka, yellow head highway and trails". The two last pictures represent our journey on a map, so be it: 4'500 km, beginning on July 28th.
After that we'll continue our blog for the second part of our itinerary, started on September 9th, from Calgary in Alberta, Canadian Rockies, British Columbia, USA, states of Montana, Wyoming (Yellow Stone and Gd Teton Parks) Idaho, Washington (Seattle and Olympic Peninsula) to Vancouver, where we arrived on October 15th, so be it: approximately 6'000 km.

Meanwhile we'll tell you about our settling in Vancouver with some pictures too. And special news will be reserved for lucky people, who had the good idea to enrol at the newsletter.

See you soon and all the best for you and yours.

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

Hi everybody,

Here there is the fifth album consecrated to Dawson. This city became the Yukon's social administrative and commercial centre during the Klondike Gold Rush. Its history reflects the diversity of life in the Klondike, rising, in 1896, from humble beginnings as a tent city built on a mud flat, to the former territorial capital of Yukon and one of the most important town in North America, with approximately 30'000 inhabitants, two years later. After the Gold Rush, Dawson City had still an activity for gold with dredges to 1966 and now it's an attractive town with less of 2'000 inhabitants. I like it and dream to live here once in winter time to see the northern lights and practice dog sledding. Wouahhhhh !!!!!!

The other pictures show the dredge number 4, which is the largest wooden hulled, bucket line dredge in North America and is representative of the numerous machines that worked the valleys of goldfields. This massive machine, located 13 kilometres up historic Bonanza Creek, has been in activity from 1905 to 1966.

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2 novembre 2005 3 02 /11 /novembre /2005 00:00
Rassurez-vous, ce n'est pas encore fini. Avec les photos numériques on ne compte hélas plus ! Alors patience et faites un peu d'exercice avec votre bras et doigt préféré pour les clics. Ce quatrième album "far north roads" se rapporte à l'article du même nom. Le prochain sera consacré à Dawson city, ville que nous avons particulièrement appréciée et découverte avec plaisir.

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28 octobre 2005 5 28 /10 /octobre /2005 00:00
Hi everybody !
Here they are two new photo albums. One is called "welcome in Yukon" and the other "le trekking". To see them, I recommend you to refer at the features: "lost in Yukon - Dena Chô (suite) and sur la rivière Pelly"
Enjoy your display and see you soon for the continuation....

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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00
Bonne nouvelle, vous n'avez plus à vous détériorer la vue sur les petites photos qui illutraient les textes du blog. Vous pouvez maintenant consulter le premier album de photos, prises avant d'arriver au Yukon. C'est la période du 2 au 28 juillet, qui couvre notre voyage à Montréal, Toronto et Vancouver. Le choix des clichés a été fait pour passer un agréable moment et non dans la perspective d'un reportage, dont je n'ai pas les compétences. Pour voir les photos, il vous suffit d'un clic sur "album photos" à gauche, ensuite vous pouvez naviguer en cliquant sur la première qui va s'agrandir et les suivantes en cliquant à nouveau sur la droite. Si vous rencontrez des problèmes, merci de m'en aviser. Bonne consultation et à bientôt pour le prochain album qui sera consacré à notre arrivée dans le Yukon, avant notre trekking.

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14 octobre 2005 5 14 /10 /octobre /2005 00:00
   

Le 26 août nous quittons Dawson. Un modeste ferry nous permet de gagner la « top on the world highway», une route de gravier, construite après la seconde guerre mondiale. Un épais brouillard nous laisse deviner le soleil et la Nature, qui commence à se dévoiler avec charme et volupté. Tous nos sens sont aux aguets, tendus par le désir de jouir pleinement de la vue des paysages caressés par de longs rubans vaporeux, qui ondulent en faisant durer cet instant magique et langoureux. Alors, jaillit brusquement une épaule dénudée de colline aux sapins dévorés par quelque feu ardent. Et, soudain, le soleil déchire les derniers voiles des reliefs généreux de ces étendues lascives, dont les vallons sont réchauffés par des rayons audacieux, pour faire exploser toute la sève des essences parfumées de ce paysage grandiose, qu’enfin notre désir exacerbé peut pénétrer avec délice. (Reprenez votre souffle c’est déjà fini !). Après deux bonnes heures de route nous atteignons Poker Creek, la douane américaine  Passer cette frontière a quelque chose d’assez irréel. Il s’agit en effet d’une petite douane de montagne, fermée dès 18 h jusqu’à 9 h le matin, où passe une quinzaine de véhicules par jour. Cela n’empêche pas les formalités usuelles et le visa touristique à six dollars, pour trois mois, avec un magnifique timbre représentant un elk, que nous délivre un douanier très sympathique (eh oui !!! n’en déplaise à certaine(s) ou certain(s)). Il nous fera également la faveur de prévoir notre visa pour de multiples entrées, ce qui va nous rendre bien service pour la suite de notre voyage. “Welcome in Alaska and enjoy your trip!”.                   Nous poursuivons notre route, en passant par Chicken, où nous apercevons quelques chercheurs d’or des temps modernes et atteignons Tok en fin de soirée, où nous passerons la nuit dans un motel américain typique. Le lendemain nous reprenons la route pour revenir sur le Canada. Nous traversons alors une zone caractéristique de l’écorégion du plateau Klondike, bosquets d’épinettes rabougris, ponctués de bouleaux à papier. Cette région repose sur une couche de pergélisol et nombre de collines sont en fait des monticules de déblais gelés. Les nombreux lacs sont « thermostatiques », c’est à dire circulaires et créés par le dégel du pergélisol sou jacent ainsi que l’affaissement du sol. Les arbres qui bordent ces lacs en viennent à être engloutis progressivement, ce qui leur donnent cet aspect penché. Nous apercevons encore brièvement un loup ou un coyote et en soirée nous atteignons, après une assez longue étape, Haines-Junction. Le temps s’est assombri et mon moral suit. Je commence en effet à réaliser que je vais vraiment abandonner, pour un moment, ma vie de petit bourgeois besogneux, pour me transformer en touriste impénitent. Nom de Zeus c’est surprenant et déroutant ! Geneviève quant à elle semble surfer sur la vague, sans trop de difficulté, si ce n’est de supporter mes humeurs changeantes.

Le lendemain le temps s’est arrangé et nous pouvons ainsi partir pour faire l’ascension du Mont Sheep, randonnée qui nous permet aussi d’observer quelques troupeaux de chèvres sauvages blanches, qui se prélassent au soleil. En fin d’après-midi nous gagnons le petit aéroport du coin pour prendre un avion à quatre places, piloté par une très belle, jeune et sympathique pilote prénommée, Ursula, qui assure également la maintenance de l’appareil, le plein, le guichet, l’accueil et les formalités d’usage. Notre vol dure une heure et demie et survolons les immenses champs de glace du Yukon, le « Kluane Ice Field », classé patrimoine mondial par l’Unesco, son étendue représente plus de la moitié de la Suisse. Nous découvrons ainsi des sommets vertigineux comme le Logan, (5'959 mètres) et bien d’autres encore, avec un superbe couché de soleil. Magnifique « and dramatic » !!! Ce vol nous permet également de constater l’étendue des dégâts causés par un insecte destructeur (« beetle ») qui ronge peu à peu les arbres, qui finissent par sécher complètement. Les spécialistes attendent d’ailleurs le prochain incendie, qui détruira ces forêts pour qu’elles soient remplacées par d’autres essences, afin de poursuivre le cycle vital de ces contrées. C’est aussi l’occasion de prendre quelques photos intéressantes, tout en admirant le paysage magique qui défile sous nos yeux         La journée suivante nous faisons l’ascension d’un glacier de roches « King Throne » (cimes de hauts pics escarpés, brisées en morceaux sous l’action du gel et dégel au cours des 8'000 dernières années). Toutefois un peu trop vertigineux pour mes pas hésitants et comme en plus il fait un froid de canard nous préférons redescendre vers le lac que nous longeons un moment. Le 30 août nous reprenons la direction de la frontière américaine pour nous rendre à Haines. Le paysage passe alors de la toundra aux aspects alpins et forestier. C’est aussi le domaine des aigles que nous apercevons très fréquemment le long de la route, dans les arbres, presqu’aussi nombreux que les « ravens » (gros corbeaux mythiques pour les natifs).  Le soir on nous conseille un endroit pour observer les ours en train de se nourrir de saumons. Il ya alors tellement de voitures au rendez-vous que nous rebroussons chemin, un peu déçus. Cependant au détour de la route, sur la plage, nous apercevons un superbe grizzly en train de chercher quelque nourriture, faisant la nique à tous les péquins, qui continuent à circuler bruyamment sur le bord de la rivière. A Haines nous visitons encore le musée consacré au « bald eagle » (cf site, mentionné dans les liens) et prenons le ferry pour Skagway, ville assez artificielle, qui se vide et se rempli en fonction des gigantesques bateaux de croisières pour l’Alaska, à raison de 1'500 à 3000 personnes par navire, qui débarquent à l’assaut des magasins (jeweleries and gifts shops). Nous quittons cette localité le 1er septembre, jour anniversaire de Geneviève, pour repasser la frontière canadienne et gagner Carcross (Caribous Crossing) et Atlin en BC, petite cité de 1'500 habitants, au bord d’un lac magique entouré de montagnes, dont les sommets sont déjà saupoudrés de neige fraiche. Le soir dans le motel du coin Geneviève souhaite absolument préparer un super menu de fête, que nous mangerons dans notre chambre : salade, avec dressing oriental, dans un demi pamplemousse évidé, sardines à l’huile d’olive, bleu de Bresse, seigle au sésame, salade de fruits et crème épaisse, le tout arrosé d’une bière sans alcool et un canada dry !!! Dans le B+B Quilts and Confort, que nous choisirons pour les deux jours suivants, nous faisons la connaissance d’un autre photographe, Dale Wilson, dont le site est également très intéressant et mentionné dans les liens. Nous ferons aussi l’ascension du mont Monarch, qui domine le lac, en empruntant un sentier dans une nature toujours aussi intacte.                       

Après Atlin nous passons encore par Teslin pour boucler, le 4 septembre, notre voyage, dans le Yukon et en Alaska, à Whitehorse, commencé le 28 juillet. Nous avons parcouru ainsi plus de 4'500 km et effectué de nombreuses excursions dans cette Nature sauvage, authentique et grandiose.

 Notre prochaine étape, le 9 septembre, sera Calgary, où nous débuterons un autre périple, avec une assez longue incursion aux USA, qui se terminera le 15 octobre, en regagnant Vancouver. Pour la suite du blog, je vais tenter tout d’abord de vous présenter un album de quelques photos choisies, qui seront un peu plus accessibles que celles qui accompagnaient le blog et je réfléchi aussi à une autre présentation du récit, qui me semble parfois un peu trop long et fastidieux. Si vous avez aussi des suggestions ou remarques n’hésitez pas à nous les soumettre par des commentaires et recommandons également, à ceux qui ne l’auraient pas encore fait, de s’inscrire à la newsletter, ainsi vous aurez l’avantage d’être avisés quand un nouvel article est sur le blog et le privilège de recevoir de temps en temps une newsletter de notre part. A suivre….donc….


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7 octobre 2005 5 07 /10 /octobre /2005 00:00

   

Cette ville est fascinante ! Nous la découvrons le 22 août et y resterons jusqu’au 26. Elle se situe au bout d’une longue route, pour la plupart de tous ceux qui sont partis de Seattle (où nous sommes présentement le 6 octobre) aux cris de « Klondike Gold, Gold, Gold !!! Comme déjà précisé, je reviendrai sur cette épopée extraordinaire, dans un article particulier, lorsque nous serons à Vancouver. Dawson est construite sur le pergélisol, ce qui fait que les maisons ne sont pas excavées et que si l’isolation n’est pas faite correctement, le résultat est assez spectaculaire, comme le montre la photo. Avec la chaleur émanant du bâtiment, le pergélisol fond en partie et gonfle, ce qui fait que la structure prend alors une drôle d’allure. Sur la photo, j’ai bien tenté de la redresser mais n’y suis pas parvenu.

Durant l’hiver 1897-1898, cette ville a compté 30'000 habitants, alors que l’hiver précédent elle n’existait pratiquement pas, ce qui en a fait l’une des villes les plus importantes d’Amérique du Nord à l’époque. Aujourd’hui moins de 3'000 personnes y résident en permanence. Trois mois d’été et 9 mois d’hiver composent pratiquement les deux saisons principales, le printemps et l’automne durant une quinzaine de jours chacun. En plus le soleil ne se couche pratiquement plus en juin et juillet et il fait toujours nuit durant une certaine période de l’hiver, aux belles aurores boréales. En raison de ce climat assez rude, les routes ne sont pas asphaltées et restent en terre battue avec du gravier. Ainsi lorsqu’il pleut on patauge dans la boue et les voitures prennent une allure de véhicules de rallye. La plupart des anciennes maisons ont été restaurées et les nouvelles sont construites dans le même style, donnant ainsi à cette localité une assez belle unité architecturale et l’on s’y sent bien. Les habitants sont aussi très accueillants et pas encore trop envahis par les touristes. La visite commentée de la ville nous apprend également beaucoup de détails sur cette localité où je passerai bien personnellement tout un hiver pour vivre cette période, admirer les aurores boréales et ces paysages du nord, en les parcourant en traineaux tirés par des chiens et en soirée, lire quelques vers du poète de l’époque Robert Service.  Nous nous rendons ensuite dans un endroit assez curieux et qui nous en apprend encore plus sur la recherche de l’or. En effet après les chercheurs individuels, les grandes sociétés d’exploitation ont très rapidement pris le relais, notamment dans le vallon du ruisseau historique Bonanza, en utilisant des dragues gigantesques pendant plus de soixante ans soit jusqu’en 1966. Celle que nous visitons (voir photos)  
a été restaurée en 1990 et sortie du pergélisol dans le quel elle s’était enfoncée. Elle a en effet cessé de fonctionner lorsque la vase et la boue du ruisseau Bonanza l’ont engloutie. Ces fantastiques machines, qui dépassent l’imagination ordinaire, tirent leur origine de Chine au XVIIème siècle. Elles ont été améliorées et la Drague No 4 que nous découvrons est la plus grande drague à godets en ligne et à coque de bois de l’Amérique du Nord. Elle est aussi grande que les 2/3 d’un terrain de football, est haute de 8 étages et était alimentée avec de l’électricité provenant de la centrale hydroélectrique de l’entreprise, située sur la rivière Klondike à environ 48 km. Elle déployait une force de 920 chevaux-vapeurs durant le creusage et fonctionnait en moyenne 200 jours par année (fin avril, début mai) et 24h par jour. Comme ses sœurs, elle a creusé les vallées des champs aurifères en retirant ainsi des quantités d’or impressionnantes pour plusieurs millions de dollars. Le paysage en a été bien évidemment modifié passablement et ressemble aujourd’hui à de gigantesques serpents qui auraient avalé des tonnes de cailloux.

 Les jours suivants, comme le temps n’est pas formidable, nous profitons de visiter le musée, la cabane du poète Robert Service, la maison consacrée à Jack London, qui a vécu dans la région pendant une période de sa vie et écrit certains de ses romans comme « the call of the wild », ainsi que le centre interprétatif des natifs. Le 26 août nous prenons la route pour la « highway top of the world » qui va nous conduire, pour la première fois du voyage, en Alaska, aux USA pour finir après bien des kilomètres à Whitehorse, le 4 septembre, notre point de départ. Ce sera le dernier épisode de notre périple au Yukon, commencé le 28 juillet et qui se terminera le 9 septembre en prenant l’avion pour Calgary, ayant parcouru plus de 4'500 km.

 


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4 octobre 2005 2 04 /10 /octobre /2005 00:00
   

Le 20 août, nous prenons la route pour Mayo et Kino. Il s’agit de deux localités qui ont été construites au moment du Gold Rush pour la prospection de l’argent. Sur la route, alors que nous roulons tranquillement, deux ours noirs surgissent des fourrés. Le premier s’élance devant la voiture, peinard, sans stress et poursuit son chemin vers la forêt. Le second le suit, plus prudent, en attendant que nous ayons passé. A Kino, un chemin de montagne assez ardu, d’un vingtaine de kilomètres, nous conduit, à plus de 1'800 mètres d’altitude à un endroit très sauvage, désertique et c’est la fin de la route. Au delà c’est l’arctique, le Grand Nord, à moins de 200 miles, à travers des étendues où la nature reprend totalement l’initiative. La vue est grandiose (voir photo) et nous faisons un bout de chemin jusqu’à une cabane qui à l’air d’une sentinelle, dont les hivers rigoureux ont eu raison. Elle n’est plus qu’un artéfact parmi tant d’autres dans cette région. Il fait assez froid, toutefois le soleil déclinant lentement à l’horizon nous réchauffe encore. Une marmotte en pleine besogne, qui n’a que faire des photos que je tente de prendre, me montre obstinément son derrière frétillant, comme pour me narguer.

A Kino nous visitons encore le musée (voir photo) qui complète notre information sur cette époque héroïque, sur laquelle je reviendrai ultérieurement, car nous avons beaucoup à apprendre sur l’esprit de pionnier, dont nous avons un peu perdu le souvenir et l’énergie. C’est en effet toujours impressionnant de penser aux femmes et aux hommes qui sont venus dans ces régions hostiles pour y vivre ensemble, s’organiser et développer une activité à la recherche des richesses du sous sol. Nous bénéficions aussi d’un accueil très chaleureux, car les touristes qui viennent jusque là sont assez peu nombreux et nous pouvons ainsi échanger quelques propos intéressants et appendre encore plein de choses sur les gens qui résident encore sur place. Le soir nous restons dans un gîte à Mayo et tentons de nous faire le repas dans notre chambre, qui est équipée d’une cuisinière des années 1950.

 

En descendant de Kino nous avons encore passé par un hameau au nom que j’affectionne tout particulièrement, Elsa. En 1947 « Lucky Swede », Charlie Brefalt, découvrit un très important gisement de zinc et d’argent, auquel il donna le prénom de sa sœur Elsa. Rapidement une petite communauté s’installa dans les environs pour former un hameau de 700 habitants et fut le centre administratif de la « United Kino Hill Mines ». Cette mine ferma 1989, cependant une maintenance y est assurée, car on parle de reprendre son exploitation. Le Yukon est en effet très riche en gisements de toutes sortes en sommeil ou encore à découvrir et il n’est pas exclu qu’un jour, selon l’intérêt économique et de nouvelles technologies, des exploitations redémarrent (gestionnaires de fortune à l’affût de bons investissements, restez attentifs !).

Le lendemain nous partons faire l’ascension du Mont Haldane, qui culmine à 2'500 mètres. Le temps est gris et il y a encore passablement de fumée provoquée comme toujours par de lointains feux de forêts. Nous atteignons le sommet après trois bonnes heures de marche dans une solitude totale et qui le restera toute la journée. C’est assez impressionnant de marcher dans un tel milieu sauvage, sans aucun bruit à part ceux de la nature et nous ne pensons pas trop aux pépins qui peuvent arriver, car personne ne viendra nous chercher, avant qu’un autre hypothétique marcheur fasse le même chemin. C’est un peu ce qui se passe toujours dans ces contrées et cela fait partie du quotidien du randonneur, alors que chez nous, dans la plupart des courses, nous sommes pratiquement toujours assurés de l’intervention de secours dans l’heure qui suit. Par ailleurs nous continuons à marcher en faisant du bruit pour nous signaler à d’éventuels ours, que nous ne souhaitons pas surprendre. La descente se passe bien et nous retrouvons notre voiture sans trop de difficulté, ce qui est toujours un soulagement car les cartes qui nous sont offertes par l’info touriste sont assez rudimentaires et assez éloignées de nos cartes helvétiques, qui mentionnent pratiquement chaque cailloux. Quant à la nature que nous parcourons, elle demeure très caractéristique, forêt boréale, toundra et nombreuses autres plantes aux vertus curatives, selon les natifs.

 

Au matin du 22 août nous reprenons la route en direction de Dawson. Sur le trajet nous faisons halte au bords du lac Gravel, un important passage migratoire et pouvons admirer un peu plus loin une superbe vue sur le sillon de la Tintina, cette grande faille géologique d’Amérique du nord. Nous poursuivons notre itinéraire pour prendre la Dempster Highway, une route de gravier qui mène jusqu’à Inuvik à plus de 700 km. Nous nous contenterons de 150 km dans un paysage extraordinaire, aux couleurs automnales, allant du vert tendre au rouge vif et en passant par tous les dégradés possible et c’est la toundra du Nord. Nous faisons une halte au Parc Tumbstone pour faire une petite balade. Malheureusement le temps ne nous est pas favorable et nous rebroussons chemin avec en plus une fumée abondante que nous sentons et qui nous pique les yeux. Nous nous dirigeons alors sur Dawson et apprendrons le lendemain que cette route avait été coupée en raison d’un incendie de forêt à une cinquantaine de km plus loin de l’endroit que nous avions atteint.

 

La prochaine étape, Dawson, nous plongera directement dans l’ambiance et l’histoire du Gold Rush…..

 


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25 septembre 2005 7 25 /09 /septembre /2005 00:00

   


On August the 17th we leaved Faro, the beginning of a more 4’000 km trip on the north roads, between Yukon and Alaska. Our itinerary led us to Carmacks, Mayo, Kino, Tumbstone Park, Dawson, then by the “top on the world highway”, we crossed US border at Poker Creek, to Chicken and Tok. After that we joined again Canada at Beaver Creek, to drive along Kluane Park, Haines Junction and once more the US border, to arrive at Haines. From this last town, we picked up the ferry to Skagway and return to Canada at Carcross, Atlin, Teslin and finally Whitehorse, where we arrived on September the 4th.

 

And now I’d like to relate you the interesting times of this journey, often across a virgin, genuine and bewitched nature, which we have discovered sometimes on some wonderful trails.

 

En partant de Faro, nous apercevons, dans les marais aux bords de la route, une superbe femelle orignal, que nous pouvons observer à loisir en nous arrêtant sur le bas côté de la route (voir photo). Comme aucun autre véhicule ne circule à ce moment précis, l’animal semble nous ignorer et poursuivre son chemin, ayant suffisamment d’espace entre lui et nous. Pour atteindre notre première destination, Carmacks, nous prenons une petite route de gravier, sur 75 km environ, pour traverser une région de petits lacs et croisons deux autres voitures seulement. A un moment nous nous arrêtons pour observer les ébats d’une famille de castors, dont les « splatch » retentissants de la queue, dans le silence ambiant, nous font sursauter. Ces bêtes sont énormes, de la taille d’un gros chien. Pouvoir observer les animaux dans un tel environnement reste un privilège. Il faut savoir être patient et respecter, quand c’est possible, un bon espace entre l’animal et nous, pour ne pas trop le perturber ou qu’il s’habitue à l’homme.

 

Lors de notre séjour à Faro, dont j’ai déjà parlé, nous avons croisé, à deux reprises, deux magnifiques loups sur le même cheminement qui nous amenait à la ferme de Yasmine et Doug. Le premier a passé devant nous comme un éclair, avec souplesse et détermination, sans demander son reste. Le second, magnifique, de couleur beige, nettement plus grand qu’un chien loup ordinaire, a traversé le chemin devant la voiture, alors que nous roulions à moins de 10 km/h, le plus silencieusement possible et sans phare, tout en demeurant très attentifs. C’était au crépuscule et cet animal fabuleux, majestueux et investi de cette Liberté que nous avons souvent de la peine à imaginer, nous a offert la possibilité de l’observer un court et magique instant, comme dans un conte. Et en plus, à un autre moment, le long de la rivière Pelly, entendre leur chant fut également un très précieux et inoubliable moment qui restera gravé dans nos mémoires. De tous les animaux de cette région, je pense que c’est le loup qui me fascine le plus. Au Canada on dit aussi souvent que si dans une vie on peut voir deux loups en liberté, c’est qu’on est « chanceux ».

 

Plus tard au cours de notre voyage nous avons visité un centre consacré aux loups, où nous avons appris qu’à Yellowstone Park, dans le Wyoming et en Idaho également, ils avaient été chassés dans les années 1920 et pratiquement éliminés, ce qui avait entraîné un déséquilibre dans la nature, les loups jouant en effet un rôle important, comme prédateurs, dans l’écosystème. Depuis qu’ils ont été réintroduits, en 1995-1996, on a pu constater une très nette amélioration dans l’équilibre naturel de toute la région. Le loup a aussi souvent une mauvaise réputation, notamment en Suisse, quand on prétend qu’il tue les moutons pour le plaisir de tuer, alors qu’un loup ne tue que pour se nourrir et ce sont souvent des bandes de chiens errants qui sont responsables de tels massacres. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur cet animal : www.nothernlightswildlife.com et www.fws.gov (ce dernier site américain est plus général et très intéressant). Voilà je termine cette longue digression sur les loups que je souhaitais modestement réhabiliter, car c’est un animal sauvage noble, responsable des siens et solitaire, qui mérite une bien meilleure attention de notre part.

 

Dans la région de Carmacks, localité située sur la route du Gold Rush, nous avons visité le site des « Five Fingers Rapids », considéré au temps de la navigation sur le fleuve Yukon, comme l’endroit le plus dangereux. Nous descendons sur le bord du fleuve par un long escalier et un sentier qui nous mènent à une plateforme, d’où nous pouvons contempler ce passage (voir photo), emprunté par d’énormes bateaux à aubes et vapeur, endroit qui causait tant de soucis aux navigateurs. Nous apercevons également pendant un très long moment un aigle noir à tête et queue blanche qui guette au sommet d’un arbre sa prochaine victime dans le fleuve. Il nous permet aussi de le voir déféquer par un long jet blanc impressionnant qu’il expédie à deux mètres au moins, comme un vrai champion de la chique, cependant pas par le même orifice. Le soir nous faisons étape dans l’unique motel de Carmacks et mangeons dans un restaurant chinois qui se situe dans un bâtiment restauré, construit en 1949, pour deux officiers de la police montée canadienne.

 

Quant au moral, si Geneviève s’est très rapidement adaptée à notre nouvelle vie itinérante et contemplative, j’accuse pour ma part mon premier coup de blues important, commençant en effet à perdre mes repaires habituels et n’ayant plus vraiment le sentiment d’être en vacances comme auparavant. De plus le temps n’étant pas terrible et l’endroit assez perdu et un peu glauque, cela accentue mon sentiment d’être un peu à côté de mes pompe et pas à la bonne place avec la bonne personne. C’est vrai quand on passe plus de temps au boulot, être accompagné toujours par la même personne rend nerveux. Je n’en avais plus l’habitude !!!! Affaire à suivre…

 

Le lendemain nous prenons un petit bateau qui nous mènera, après une navigation de deux heures, à Fort Selkirk. Sur le parcours nous apercevons quelques aigles au vol impérial et un bon gros grizzli, venu prendre le frais au bord de la rivière. Au bruit de notre embarcation il se dresse pour observer la situation et fait demi tour dans les taillis. Fort Selkirk se situe au bord de la rivière sur un vaste espace dégagé. Cet endroit a tout d’abord été choisi par les premiers habitants de la région, il y a 8 ou 10'000 ans, les Northern Tuchtone. En 1848, Robert Campbell y a établi un poste pour la compagnie de la Bay d’Hudson. Ce lieu fut exploité durant toute la période de navigation sur le Yukon et abandonné en 1950, lors de la construction de la route. Aujourd’hui, il s’agit d’un site classé, authentique, pas trop restauré et très intéressant à visiter pour avoir une idée de la vie des gens à l’époque du Gold Rush. Au retour nous apercevons sur les hauteurs un troupeau de chèvres sauvages des montagnes qui se prélassent au soleil. Le soir nous faisons halte au Moose Creek Lodge pour dormir dans une cabane. Nous rencontrons également à cet endroit un jeune couple de zougois qui voyage pour une année avec une Range Rover aménagée, aux plaques suisses, ce qui leur donnent beaucoup de succès et parfois des aides spontanées. Par curiosité vous pouvez consulter leur site : www.wesiosi.ch, tout en précisant que lui est graphiste, donc à ne pas comparer avec notre très modeste blog.

 

 Notre prochaine étape nous mènera sur le Silver Trail à Mayo, Kino et cette fameuse route qui prend fin devant ces grandes et vastes étendues qui mènent au Grand Nord. The end of the road….à bientôt…

 

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20 septembre 2005 2 20 /09 /septembre /2005 00:00


Avant de passer la frontière des Etats-Unis et traverser le Montana, l’Idaho, le Wyoming et l’état du Washington, pour revenir à Vancouver, à mi-octobre, j’ai une pensée toute particulière pour notre cité et les prochaines élections au Grand Conseil. Aussi je prends la liberté de vous recommander la candidature de Mark MULLER, sur la liste libérale, qui se présente également pour le Conseil d’Etat. Il s’agit d’un homme jeune, dynamique, compétent, qui possède une vision de notre avenir assez large et responsable pour intégrer ce début de XXIème siècle et relever les défis de notre cité, avec efficacité et intégrité, dans un contexte international. J’ai aussi eu le plaisir de le connaître sur le plan professionnel et apprécier ainsi ses qualités d’homme. Vous pouvez d’ailleurs vous rendre sur son site : www.mark-muller.ch  pour de plus amples renseignements.

Quant à la suite du blog et de notre périple dans ces grandes étendues d’ Amérique du Nord, elle se prépare avec la compagnie des oiseaux migrateurs, qui se dirigent également vers le sud. Alors à bientôt…

 

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